COVID 19 : Spécial masques

Pour bien comprendre :

Notre simple respiration, à raison de 16 cycles de 0,5 litre par minute, émet 10 à 104 particules par litre d’air expiré - avec une majorité de particules de diamètre inférieur à 1 μm - on peut estimer, qu’au repos, on diffuse 8 litres/minute soit 80 à 832 particules d’un diamètre majoritairement de 0,8 μm.

Dès qu’on se met à parler, on peut émettre jusqu'à 5000 particules par minute, d’une taille pouvant atteindre 60 μm. Si l’on se met à tousser, on génère immédiatement des particules en plus, de tailles comprises entre 0,5 et 30 μm mais majoritairement inférieure à 2 μm, alors qu’un éternuement génère autant de particules mais de tailles plus modestes, de 0,5 à 16 μm.

La vitesse de chute (sédimentation) de ces particules dépend de leur taille (on parle d’aérosol si la taille est < 5 μm ou de gouttelette si la taille est > 10 μm). Pour un diamètre de 100 μm, la particule met 10 secondes pour atteindre le sol ou toute surface horizontale, pour un diamètre de 10 μm, la particule met 17 minutes pour atteindre le sol, avec un diamètre de 1μm la particule reste en suspension 18 heures 30 minutes, etsi la taille est de 0,1 μm la particule reste en suspension tant qu’un courant d’air ne l’a pas projetée sur une surface horizontale ou verticale.

Les gouttelettes sédimentent sur les surfacesSi elles ne se sont pas évaporées, les gouttelettes et les aérosols qui ont sédimentés peuvent être remis en suspension dans l’air, par exemple lors d’un balayage vigoureux ou bien tout simplement se coller par transfert sur les doigts qui parcourent la surface du bureau par exemple puis, lors d’un mouvement automatique inconscient, les doigts contamineront les lèvres, les yeux, les narines, etc. (comme cela est connu depuis les années quarante).

4 moyens de transmission : 

1. Les «aérosols» produits par la respiration, la toux et les éternuements, les gestes médicaux techniques (intubation, aspiration bronchique, …), qui peuvent rester en suspension assez longtemps.
2. Les «gouttelettes» produites par la parole, la toux et les éternuements qui se déposent très rapidement sur les surfaces.
3. Le «contact indirect» via des objets ou des surfaces contaminées par les sujets infectés et manipulées par les sujets vulnérables.
4. Le «contact direct» entre un sujet infecté et un sujet vulnérable (poignée de main, embrassade, etc.).

Quelle est l’efficacité des masques de protections

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Comment reconnaitre un masque « grand public » ?

Un logo obligatoire : il attestera de la capacité de filtration des micro-particules notamment et indiquera par ailleurs le nombre de lavages possibles. Le "masque grand public" sera ainsi trouvable en huit versions différentes : "testé usage unique », testé 5 lavages", "testé 10 lavages", "testé 20 lavages" et "testé 30 lavages", "testé 40 lavages", et "testé 50 lavages", précisant tous la durabilité.

Son prix variera en fonction du nombre de réutilisations possibles, autour de 4 euros par exemple pour 20 lavages. 

Autrement, la mention "filtration garantie" atteste que le masque a réussi les tests réalisés par la Direction générale de l'Armement.

Ces masques seront vendus par les buralistes, les pharmaciens mais bientôt aussi la grande distribution et les bureaux de poste.

Le masque de protection fait maison, une bonne idée ?

Les patrons, « tuto » et conseils divers se multiplient pour fabriquer des masques de protection dit « grand public ». 

ATTENTION, les masques « faits maison » en tissu ne protègent pas totalement !
Il faudrait glisser dans le tissu un matériau permettant une filtration microscopique qui arrête les microgouttelettes émises par la toux, la parole forte ou un éternuement, par exemple du feutre, ou un filtre d’aspirateur. « une simple pièce d’étoffe, c’est une illusion.

Contrairement aux masques normés, ceux qui sont fabriqués à la maison répondent à un besoin général hors soin.
Dans son avis du 14 mars 2020, la Société française d’hygiène hospitalière indique qu’il faut « éviter d’utiliser d’autres types d’écrans (masques en tissu, masques en papier, chiffons noués derrière la tête) du fait de données scientifiques concernant leur efficacité (étanchéité) très rares ».

Le professeur Pascal Astagneau, médecin infectiologue à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, prévient également : « C’est une fausse bonne idée » qui peut avoir un effet « contre-productif », si l’on se croit protégé alors que le tissu n’est pas efficace ou que les masques en tissu ne sont pas lavés régulièrement ou encore qu’ils ne sont pas bien fixés sur le visage et on risque de contribuer à propager la maladie !

En résumé, seuls les masques normés sont valables pour les malades (suspectés, testés…) et les soignants. 

Pour tous les autres, en plus du port du masque grand public bien respecter les distances de sécurité : se laver les mains et éternuer et tousser dans son coude, restent des moyens plus sûrs de se tenir à distance du virus.
 

Recommandations d’utilisation des masques faciaux dans le contexte d’un processus progressif de déconfinement par la DGCS – Direction Générale de la Cohésion Sociale, à l’attention des professionnels et du grand public.
 

Cas particuliers

Le port d'un masque « Grand Public » sera obligatoire dans les transports publics, à compter du déconfinement.

Concernant les commerces, "le port du masque grand public sera recommandé pour les personnels et les clients lorsque les mesures de distanciation physique ne peuvent être garantis", sachant qu'"un commerçant pourra subordonner l'accès de son magasin au port du masque". 

Dans le cadre scolaire, "tous les enseignants et encadrants des établissements scolaires devront porter un masque quand ils ne pourront respecter les règles de distanciation".

Le port de masque est "obligatoire pour les collégiens".

En revanche le port du masque "est prohibé en maternelle" et "pas recommandé, compte tenu des risques de mauvais usage, à l’école élémentaire". Toutefois, "l’Education nationale mettra des masques pédiatriques à disposition des directeurs d’école, pour les cas particuliers, par exemple si un enfant présente des symptômes, le temps que ses parents viennent le récupérer".

Dans le cadre professionnel, le port du masque « Grand Public » doit également être mis en œuvre dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent pas être garanties.

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